Stronger (What Doesn’t Kill You) de Kelly Clarkson - Friedrich Nietzsche

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Tu as entendu que je recommençais avec quelqu'un d'autre
Ils t'ont dit que j'allais de l'avant et que je m'étais remise de toi
Tu ne pensais pas que je reviendrais
Je reviendrais en dansant
Tu as essayé de me détruire, mais tu vois :

Ce qui ne tue pas nous rend plus fort
Nous fait tenir un peu plus droit
Ça ne veut pas dire que je me sens solitaire quand je suis seule
Ce qui ne te tue pas fait de toi un battant
Rend tes pas encore plus légers
Ça ne veut pas dire que j'ai perdu parce que tu es parti
Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, plus fort

 

Nietzsche, tout comme Kelly Clarkson, aurait pu dire « Je reviendrais en dansant », tant il aspire à un homme libre, qui se joue du monde. Ainsi écrit-il dans le Gai Savoir :

« Danse maintenant sur mille dos,
Sur le dos des lames, des lames perfides
Salut à qui crée des danses nouvelles!
Dansons donc de mille manières,
Que notre art soit nommé - libre!
Qu’on appelle gai - notre savoir! »

Mais plus fort encore, cette chanson de Kelly Clarkson, qui donne tant d’énergie pour surmonter les épreuves, véhicule un message parfaitement nietzschéen, car son titre n’est autre qu’un aphorisme de Monsieur Friedrich Nietzsche en personne !

« Ce qui ne tue pas nous rend plus fort », titre de la chanson de Kelly Clarkson, est en fait une expression issue du Crépuscule des idoles de Nietzsche.

L’idée en est bien simple : quelque épreuve que vous ayez à passer, elle ne fera que vous renforcer, physiquement ou psychologiquement, ou bien encore les deux à la fois.

De là à vouloir se soumettre à des épreuves encore plus terribles, c’est ce qu’on ne vous souhaite pas. Mais gardez bien dans votre cœur cette maxime de Nietzsche, qui saura vous guider dans les moments les plus sombres de votre vie, et vous aidera à supporter le pire jusqu’à… votre mort.

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Résumé du Crépuscule des idoles de Nietzsche en 30 citations percutantes expliquées

Rédigé par Charisme - - Aucun commentaire

Court résumé du Crépuscule des idoles de Nietzsche. Attention - je suis loin de tout cautionner.

1. « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Maximes et pointes

C'est sans doute LA phrase la plus connue du Crépuscule des idoles.

 

2. « Un âne peut-il être tragique ? - Périr sous un fardeau que l’on ne peut ni porter ni rejeter ?… Le cas du philosophe. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Maximes et pointes

Nietzsche fait part des difficultés qui sont les siennes en tant que philosophe. Il a une charge lourde, parce qu'il est un penseur éclairé, et que les autres ne le sont pas. Cette lucidité qu'il a est comme un poids sur ses épaules, parce qu'elle n'est pas nécessairement heureuse.

 


3. « À force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L’historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Maximes et pointes

C'est une critique de ceux qui regardent vers le passé, et ne savent pas aller de l'avant. L'historien passe sa vie à explorer le passé, et par conséquent finit par vivre dans ce passé. Il faut savoir investir le présent totalement.


4. « Je me méfie de tous les gens à systèmes et je les évite. La volonté de système est un manque de probité. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Maximes et pointes

C'est le moins que l'on puisse dire : Nietzsche est l'anti-système par excellence. Ses pensées viennent s'écraser sur les systèmes philosophiques - c'est-à-dire les tentatives d'explication ficelées du monde - pour les détruire.

 


5. « Socrate lui-même a dit en mourant : « Vivre - c’est être longtemps malade » »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Le problème de Socrate

Ici Nietzsche fait dire à Socrate - dans les faits, on ne sait pas si Socrate l'a jamais vraiment dit.

 

6. « Ce qui a besoin d’être prouvé ne vaut pas grand-chose. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Le problème de Socrate

Encore une fois, Nietzsche parle très bien de lui : il affirme sans essayer de prouver presque toujours, même s'il développe parfois sa pensée.


7. « Autrefois, à cause de la bêtise dans la passion, on faisait la guerre à la passion elle-même : on se conjurait pour l’anéantir, - tous les dinosaures de la morale sont d’accord sur ce point, « il faut tuer les passions »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, La morale comme manifestation contre nature

Nietzsche critique toute la tradition philosophique qui s'est employée à calmer, à contrôler les passions. Il ne fallait pas se laisser envahir par les passions. Par exemple les stoïciens enseignaient en ce sens. Pour Nietzsche, il faut savoir affirmer ses passions.

 

8. « La spiritualisation de la sensualité s’appelle amour »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, La morale comme manifestation contre nature

La définition de l'amour selon Nietzsche


9. « toute saine morale, est dominée par un instinct de vie »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, La morale comme manifestation contre nature

L'instinct de vie est un des grands thèmes de la philosophie nietzschéenne. L'affirmation de soi, de son être, est la garantie pour que la morale qui s'ensuivra soit bonne.


10. « La morale antinaturelle, c’est-à-dire presque toute morale qui jusqu’à présent a été enseignée, vénérée et prêchée, se dirige, au contraire, précisément contre les instincts vitaux »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, La morale comme manifestation contre nature

Formulé de manière négative, c'est exactement le même sens que la précédente citation.

 

11. « confondre l’effet avec la cause : [cette erreur] porte le nom de « religion » et de « morale » »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Les quatre grandes erreurs

Nietzsche a deux grands ennemis : la religion et la morale. Ces deux ennemis confondent la cause et la conséquence, les inversent, et ainsi pervertissent leur raison.


12. « Il ne nous reste plus aucune espèce de compassion pour l’idée du « libre arbitre » : nous savons trop bien ce que c’est - le tour de force théologique le plus mal famé qu’il y ait, pour rendre l’humanité « responsable » à la façon des théologiens, ce qui veut dire :  pour rendre l’humanité dépendante des théologiens… »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Les quatre grandes erreurs

Dans la lignée de Baruch Spinoza, Nietzsche nie le libre arbitre, c'est-à-dire comment la volonté se détermine à une chose plutôt qu’à une autre, sans autre cause que la volonté même. La religion a introduit le libre arbitre comme une ruse pour contrôler les esprits de ceux qui y croient.

 

13. « On sait ce que j’existe du philosophe : de se placer par-delà  le bien et le mal […] je suis arrivé à la conclusion qu’il n’y a pas du tout de faits moraux. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Ceux qui veulent rendre l’humanité « meilleure »

Puisqu'il n'y a pas de libre arbitre, il ne peut y avoir de Bien ou de Mal. De toute façon, nous ne sommes pas les véritables maîtres de nos actions, donc on ne peut faire la morale à personne.

14. « Pour ce qui en est de la fameuse « lutte pour la Vie », elle me semble provisoirement plutôt affirmée que démontrée. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Une des nombreuses contradictions de Nietzsche dans son œuvre (contradictions dont il ne se cache pas). Alors que dans la citation n°6 il rejette ce qui a besoin d'être prouvé, cette fois-ci il accuse la théorie de Darwin de ne pas être prouvée.

 

15. « les faibles finissent toujours par se rendre maîtres des forts - c’est parce qu’ils ont le grand nombre, ils sont aussi plus rusés… »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Toujours dans le contexte de la théorie de Darwin, celle-ci a eu l'effet opposé. Au lieu que les plus forts survivent, ce sont les faibles qui ont pris le pouvoir, parce qu'ils sont plus nombreux.

 

16. « Dans le beau l’homme se pose comme mesure de la perfection. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Quand nous contemplons quelque chose ou quelqu'un de beau, nous prenons comme référentiel l'espèce humaine.

 

17. « Une morale « altruiste », une morale où s’étiole l’amour de soi - est, de toute façon, un mauvais signe »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Critique de la morale chrétienne, qui prône l'amour des autres. Nietzsche voudrait que l'amour de soi soit le plus fort.

 

18. « Le malade est un parasite de la société. Arrivé à un certain état il est inconvenant de vivre plus longtemps. L’obstination à végéter lâchement, esclave des médecins et des pratiques médicales, après que l’on a perdu le sens de la vie, le droit à la vie, devrait entraîner, de la part de la société, un mépris profond. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

L'euthanasie vue par Nietzsche, avec une phrase plutôt très dangereuse : "Le malade est un parasite de la société".

19. « Nous n’avons pas entre les mains un moyen qui puisse nous empêcher de naître : mais nous pouvons réparer cette faute - car parfois c’est une faute. Le fait de se supprimer est l’acte le plus estimable de tous : on en acquiert presque le droit de vivre… »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

De nouveau, Nietzsche réclame le droit au suicide, à l'euthanasie.

20. « la guerre élève à la liberté. Car, qu’est-ce que la liberté ? […] C’est être prêts à sacrifier des hommes à sa cause, sans faire exception de soi-même. Liberté signifie que les instincts virils, les instincts joyeux de guerre et de victoire, prédominent sur tous les autres instincts, par exemple sur ceux du « bonheur » ».
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Une autre phrase dangereuse de Nietzsche : dans la liberté, c'est l'instinct guerrier qui doit primer sur le reste, comme le bonheur.

21. « L’homme libre est guerrier. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

C'est le résumé en une phrase de la citation précédente.

22. « De tous temps le démocratisme a été la forme de déclin de la force organisatrice ».
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Nietzsche se lance rarement dans l'analyse politique. Ici il s'y essaie, en critiquant la passion démocratique.

23. « Avec cette indulgence croissante pour le mariage d’amour on a éliminé les bases même du mariage, tout ce qui en fait une institution. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Nietzsche regrette l'ancien temps, car de nos jours, du moins en Occident, c'est le mariage par amour qui est le modèle quasi totalement dominant. Cette citation est mieux expliquée grâce à la suivante.

24. « on ne fonde pas le mariage sur l’« amour », - on le fonde sur l’instinct sexuel, sur l’instinct de propriété (la femme et le enfants étant des propriétés), sur l’instinct de la domination »

On peut apprécier la petite passe "la femme et le enfants étant des propriétés", qui fait remonter jusqu'à Aristote pour voir une infériorité de la femme et des enfants.

25. « Le type du criminel, c’est le type de l’homme fort placé dans des conditions défavorables, l’homme fort rendu malade. Il lui manque de vivre dans une contrée sauvage, dans une nature et une forme d’existence plus libres et plus dangereuses, où subsiste de droit tout ce qui, dans l’instinct de l’homme fort, constitue son arme et sa défense. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Dans Le Crépuscule des idoles, Nietzsche ose beaucoup. Trop ? Ici il défend le criminel : après tout, le criminel ne fait que s'affirmer tel qu'il est, il a juste été placé dans le mauvais environnement où il est incompris. Il faudrait qu'il puisse s'épanouir totalement.

26. « Tous les novateurs de l’esprit portent au front, pendant un certain temps, le signe pâle et fatal du tchândâla »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Le tchândâla est une des castes les plus basses et méprisées. Le philosophie, ce novateur de l'esprit, qui porte des idées nouvelles, est d'abord rejeté.

27. « C’est peut-être de la hauteur d’âme quand un philosophe se tait ; c’est peut-être de l’amour lorsqu’il se contredit ; celui qui cherche la connaissance est capable d’une politesse qui le ferait mentir. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Un des passages où Nietzsche assume la possibilité de se contredire.

 

28. « le christianisme, qui méprisait le corps, a été jusqu’ici la plus grande calamité de l’humanité. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Le plus grand ennemi de Nietzsche, c'est le christianisme. Il a même consacré un livre entier, l'Antéchrist, pour s'y opposer. Et de toute façon tous ses ouvrages portent la marque d'une attaque contre le christianisme.

29. « La doctrine de l’égalité !… Mais il n’y a pas de poison plus vénéneux »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

Dans ce passage, Nietzsche s'en prend directement et explicitement à Jean-Jacques Rousseau. Ce dernier a érigé l'égalité comme fondement de la démocratie et d'un bon système politique. Ce que Nietzsche déteste.

30. « L’aphorisme, la sentence, où le premier je suis passé maître parmi les Allemands, sont les formes de l’ « éternité » ; mon orgueil est de dire en dix phrases ce que tout autre dit en un volume, - ce qu’un autre ne dit pas en un volume…
J’ai donné à l’humanité le livre le plus profond qu’elle possède, mon Zarathoustra : je lui donnerai sous peu son livre le plus indépendant. »
Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles, Flâneries d’un inactuel

L'humilité de Nietzsche à son paroxysme.

 

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