Ce qu’il faut penser de Dieu et la Métaphysique en 5 minutes

Rédigé par Charisme - - Aucun commentaire

Un chapitre lourd de sens s’il en est, puisqu’il s’agit ici de traiter et de résoudre la question de Dieu et de la Métaphysique en un chapitre.
Accrochez-vous car ces 5 minutes dont vous aurez besoin pour lire ce chapitre vont changer votre vie à jamais.

Ce qu’il faut penser des preuves de l’existence de Dieu et d’autre métaphysique

Historiquement, on a cherché à prouver l’existence de Dieu, grâce à la logique, grâce au raisonnement. En particulier Aristote, Saint Anselme, Saint Thomas d’Aquin, Descartes, Leibniz.


Ces arguments sont notamment et en vrac : 1. qu’il doit y avoir une cause première à tout, qui est Dieu, 2. que l’univers doit nécessairement être la conséquence d’une cause qui est Dieu, 3. que si l’on peut concevoir la perfection, alors il doit exister un être parfait.


Emmanuel Kant a fait volé toutes ces prétentions en éclats dans la Critique de la raison pure.


En vous épargnant tous les termes techniques (du genre « ontologique »), Emmanuel Kant y montre que Dieu est un concept, et demeure un concept. À partir d’un concept, on ne peut pas en déduire que ce concept existe objectivement et réellement. On peut certes imaginer le concept de Dieu, on ne peut jamais prouver ou en déduire que ce concept est réel, que Dieu existe.


Mon conseil pour vous aider à comprendre : remplacez le mot « Dieu » par le mot « Dragon ». Si vous imaginez le concept de « Dragon », cela ne veut pas dire pour autant que ce « Dragon » a une existence objective et réelle.
De même, si vous pouvez concevoir « un être parfait, tel qu’il n’y a rien de plus parfait », vous pouvez également concevoir « un être diabolique, tel qu’il n’y a rien de plus diabolique », ou « un être hideux, tel qu’il n’y a rien de plus hideux ». Cela ne veut pas dire  qu’il existe aucun de ces êtres, cela veut simplement dire qu’on peut l’imaginer. (Encore que ce soit même difficile de les imaginer.)


Il faut bien sûr bâtir notre raisonnement sur la vérité. La vérité certaine et sûre, ce sont vos perceptions.
Dieu et la métaphysique, par définition, relèvent de ce qui dépasse notre monde, ce qui dépasse notre vérité, ce qui dépasse tout. Ces concepts nous dépassent totalement, tant et si bien qu’on ne saurait même pas poser des mots. Vous ne pouvez rien savoir de ce Dieu, de cette métaphysique. Elle vous échappe totalement. Vous ne pouvez même pas affirmer qu’il y a un Dieu, qu’il y a une puissance extraordinaire qui vous dépasse.


D’autant plus que vous êtes limité et conditionné, comme nous l’avons déjà vu plus tôt, et que vous avez conscience que si on modifiait une partie de votre cerveau, cela modifierait toutes vos croyances.


Il faut donc admettre le principe qu’il nous est impossible de prouver l’existence de Dieu, du moins vu l’état de nos capacités intellectuelles d’être humain limité, et jusqu’à maintenant, car une fois de plus rien ne dit qu’un jour il n’y aura pas de phénomène surnaturel qui nous donnera une conscience beaucoup plus élargie.


Encore une fois, partez de ce dont vous pouvez être sûr à 100% ! Vous pouvez être certain de vos perceptions. Vous pouvez être certain de votre imagination. Vous ne pouvez pas être certain que ce concept que vous imaginez existe bel et bien réellement et objectivement. C’est très facile de s’en rendre compte grâce à notre déploiement de vérité.
Perceptions > Perception que je peux imaginer des choses > Perception que je peux imaginer un être parfait.
Vous voyez bien qu’on est bloqués ! On ne peut pas inclure l’être parfait dans notre chaîne de vérité, ce concept est toujours dépendant de nos perceptions et de notre imagination.


C’est donc avec la plus grande pertinence qu’Emmanuel Kant écrit, selon une traduction possible : « j’ai dû abolir le savoir pour y substituer la croyance. »
Car en effet, vous pouvez toujours y croire !

 

Ce qu’il faut penser de la croyance en l’existence de Dieu et d’autre métaphysique

Certes, jusqu’à maintenant on ne peut pas prouver Dieu ni quoi que ce soit de métaphysique vu notre état humain limité. Mais est-ce que j’ai vraiment besoin de preuve ? me demanderez-vous. Est-ce que ce n’est pas justement le principe de croire en Dieu ? On croit en Dieu sans être sûr qu’il existe, parce qu’on a la foi. Même si la raison est impuissante pour prouver Dieu, on peut avoir la foi et croire qu’il existe.


Perceptions > Perceptions que je peux imaginer > Perceptions que je peux imaginer le concept de Dieu > Perception que ce que je peux imaginer peut exister ou ne pas exister > Perception que je peux choisir d’avoir la conviction intime que ceci existe ou n’existe pas > Perceptions que je peux choisir d’avoir la conviction intime que ceci existe > Perceptions que je peux choisir d’avoir la conviction intime que Dieu existe

Et ce déploiement de vérité est tout à fait juste. Vous pouvez choisir de croire en Dieu. Vous pouvez avoir raison ou avoir tort.


Les religions les plus connues se sont d’ailleurs surtout développées grâce à des signes, grâce à des prophètes, grâce à des miracles, grâce à des êtres humains qui proclamaient plus ou moins à haute voix : « je suis un être spécial car j’ai accès à Dieu, et Dieu m’a livré un message. Dieu m’a chargé de vous dire que c’est vrai, il existe. Et comme Dieu existe, voici les commandements que vous devez appliquer. »


Vous pouvez avoir foi en ce témoignage, et dire : oui c’est vrai, il doit dire la vérité, je pense qu’il a vraiment un lien particulier avec Dieu et que Dieu l’a choisi pour se révéler à nous.
Vous pouvez aussi en douter. Et les conséquences sur votre vie sont tellement immenses, elles sont radicales, absolues, extraordinairement importantes.
Mon unique conseil est donc celui-ci :

Quoi que vous décidiez, de croire ou de douter, soyez très prudents.


Acceptez de vous remettre en cause. Réfléchissez, énormément. Car votre choix influencera votre vie de manière exceptionnelle.


Voici quelques raisons qui peuvent vous faire douter :

 

  • Qu’est-ce qui vous fait croire ? Quelles sont les véritables raisons ? La peur de l’enfer ? La peur de la mort ?
  • Vos parents ont-ils la même religion que vous ? Pourquoi ?
  • Si vous étiez nés dans la peau d’un enfant en Chine, quelle serait votre croyance ?
  • Combien de religions différentes ont existé depuis le début de l’humanité ?
  • Comment jugez-vous les religions des êtres humains qui ont vécu il y a plusieurs milliers d’années ? Que pensez-vous des Dieux grecs ? Que pensez-vous des Dieux égyptiens ? Que pensez-vous des croyances des tribus ? Que penseront de vos religions les êtres humains qui vivront dans 3000 ans ?
  • Qu’advient-il des milliards d’êtres humains qui n’ont pas la même croyance ? Sont-ils tous condamnés ?
  • Si vous étiez seuls à décider, s’il n’y avait pas votre famille, s’il n’y avait pas les responsables religieux, s’il n’y avait pas votre pays, auriez-vous un autre comportement ?

Ce ne sont pas les seules questions qui font douter, mais celles que je vous ai présentées m’ont particulièrement touché. Elles tiennent tous en fait à une seule vérité qu’il faut s’avouer : « Je ne suis pas meilleur qu’un autre ».

Depuis le début de l’humanité, des milliards et des milliards d’êtres humains se sont trompés. Ils ont tous vénéré des Dieux, auxquels ils ont consacré leur vie, et pour lesquels ils se sont sacrifiés. L’immense majorité d’entre eux se sont nécessairement trompés puisqu’aucun d’eux ne vénérait le même Dieu ni n’avait les mêmes croyances, ni les mêmes rituels. Je ne suis pas meilleur que ces personnes, et je peux déjà me projeter dans la peau d’un historien dans 3000 ans qui nous regardera avec bizarrerie, tout comme je regarde les rituels et les croyances de certains êtres humains d’il y a 3000 ans avec bizarrerie.


La première raison pour laquelle j’ai telle ou telle croyance, c’est parce que je suis né dans cet environnement à tel endroit à tel moment ! Je peux tout à fait me projeter et me demander : si j’étais né dans cet autre environnement à cet autre endroit à cet autre moment. Et je ne peux que reconnaître avec beaucoup d’humilité qu’il est impossible que j’aurais eu la même croyance que celle que j’ai actuellement.

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